Lexie Lachapelle rejoint l’équipe de golf de l’UQTR
Jamais Lexie Lachapelle n’aurait imaginé que quelques élans à la fin d’un été allaient l’amener jusque sur les terrains de golf universitaires. Originaire de Ville‑Marie, la future chiropraticienne vient de se joindre à l’équipe de golf de l’Université du Québec à Trois‑Rivières (UQTR), un saut audacieux dans un sport qu’elle pratique depuis à peine un an.
Étudiante en quatrième année au doctorat de premier cycle en chiropratique, la jeune femme jongle déjà avec un horaire scolaire fort chargé : 22 crédits, des cours de jour et de soir, un internat clinique et même des études supérieures consacrées à l’allaitement. Malgré cet horaire bien rempli, elle a choisi d’ajouter un défi supplémentaire à son quotidien : le golf universitaire.
Tout a commencé simplement. « Ma mère joue au golf et j’ai des amis qui jouent aussi. À la fin de l’été passé, je me suis dit : pourquoi pas essayer ce nouveau sport‑là ? » Elle découvre alors un sport exigeant, mais tout aussi captivant. « J’ai essayé et j’ai quand même aimé, mais c’est un sport tellement technique… »
Souhaitant bâtir de bonnes bases avant de jouer plus sérieusement avec sa mère l’été suivant, elle se trouve un coach à Trois‑Rivières. Par hasard, ce dernier est aussi l’un des entraîneurs de l’équipe universitaire. Après quelques séances, il lui propose de se joindre aux Patriotes, qui manquent de joueuses, pour l’année scolaire 2026-2027. L’occasion était inattendue, mais c’est sans hésiter qu’elle la saisit.
Cet été, elle était de retour au Témiscamingue pour les vacances estivales. Elle a joué au golf de façon sporadique, tout en profitant de la présence de sa famille et de ses amies. Le vrai plongeon dans le milieu universitaire est survenu au mois d’août, avec les premiers tournois. Et le rythme est intense. « On joue non‑stop », dit-elle en riant. Les compétitions s’étalent sur trois jours : une ronde de pratique de 18 trous le premier jour, une journée marathon de 36 trous le lendemain, puis un autre 18 trous le troisième jour. « C’est un bon 19‑20 heures de golf en trois jours… et à la marche. »
Pour la joueuse recrue et inexpérimentée, l’initiation est saisissante. « Les autres filles me disaient qu’elles jouent depuis qu’elles ont 11 ans, qu’elles ont fait des championnats juniors… Elles faisaient pas mal le saut quand je leur disais que je venais tout juste de commencer. » Malgré tout, elle aborde sa première année en golf universitaire avec réalisme : établir son niveau de base, comprendre les règles, apprivoiser l’ambiance compétitive, la marche, la pluie, la durée… Bref, tout est nouveau pour elle.
L’équipe féminine comptera quatre ou cinq joueuses cette année, ce qui assure à Lexie Lachapelle une participation régulière. Les entraînements se déroulent autant sur les terrains extérieurs que dans un centre intérieur équipé de simulateurs Trackman, caméras et espaces de pratique. Les joueuses doivent respecter un horaire d’entraînement en gymnase, accumuler des heures sur simulateur et jouer des rondes complètes chaque semaine. C’est ce qu’on attend d’elles chez les Patriotes.
Malgré la charge de travail, elle savoure l’expérience. L’affiliation universitaire lui donne accès à de l’entraînement spécialisé, de l’équipement, des balles, des vêtements, des terrains variés et des déplacements organisés, qu’elle avoue considérer comme un bon retour sur investissement.
La recrue entame donc cette première saison avec humilité et détermination. Elle sait qu’elle arrive dans un milieu où la plupart des joueuses cumulent des années de pratique, mais elle choisit d’avancer un pas à la fois, sans brûler les étapes, en se familiarisant avec la réalité du golf universitaire. Pour elle, ce sera une année d’immersion, un baptême. Et l’an prochain ? Elle espère transformer cette initiation en progression tangible et en performances plus régulières. En terminant, elle se dit heureuse et fière de faire partie des Patriotes de l’UQTR.