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Communauté La Sarre

Une 4e édition sous le signe de l’inclusion

Mégane Labelle et Bruno Pier Morin
Annik Nantel – Dominique Roy | Journaliste de l'Initiative de journalisme local

L’édition 2026 de la Marche de l’Amitié se tenait le 30 août au Participarc de La Sarre, réunissant la population autour d’un événement qui célèbre l’inclusion, la solidarité et la participation citoyenne. Initiée il y a quelques années, l’activité avait d’abord été imaginée « pour notre clientèle du Transport adapté, pour nos usagers, ces merveilleuses personnes qu’on côtoie au quotidien », explique Mélanie Brunet, vice‑présidente du comité organisateur.

Née à Macamic, où les deux premières éditions avaient été soutenues par le Club Lions, la Marche a ensuite migré vers La Sarre lorsque le Transport public adapté d’Abitibi‑Ouest a repris l’organisation. Ce changement, explique Mme Brunet, s’est fait naturellement et permet aujourd’hui de rejoindre davantage de participants tout en facilitant les déplacements des usagers.

Une activité qui grandit d’année en année

Pour cette 4e édition, l’objectif principal n’était pas de battre un record financier, mais plutôt de faire grandir l’événement. « La réussite ne se mesure pas seulement en dollars. Ce qu’on souhaite surtout, c’est de voir encore plus de citoyens, de familles, d’enfants et d’entreprises venir participer avec nous. » L’an dernier, la Marche avait permis de remettre environ 20 000 $ aux organismes bénéficiaires. Au moment d’écrire ces lignes, il était encore trop tôt pour dévoiler le montant final, mais, selon Mme Brunet, il a sûrement égalé celui de l’an dernier, et l’a peut-être même dépassé.

Les fonds amassés seront remis à trois organisations essentielles pour les personnes vivant avec une limitation : le Transport public adapté d’Abitibi‑Ouest, La Ressource pour personnes handicapées Abitibi‑Témiscamingue/Nord‑du‑Québec et le Club de l’Amitié. « Au fond, ces trois organismes contribuent chacun à leur façon à une même chose : permettre aux personnes vivant avec une limitation d’être actives, entourées et pleinement présentes dans leur communauté. »

Activité familial ( courtoisie Mélanie Brunet )

Un parcours accessible pour tous

Le départ de la Marche a été donné à 13 h 30 au stationnement des Jardins du Patrimoine, avant que les marcheurs empruntent un parcours d’environ 950 mètres en direction du Participarc. Il s’agit là d’une distance volontairement courte, pensée pour être accessible à tous. « L’objectif n’est pas la performance ni la distance parcourue : l’important, c’est de marcher tous ensemble », rappelle la vice‑présidente.

Au Participarc, les participants pouvaient ensuite profiter d’activités dans une ambiance conviviale. Pendant cette journée, le comité organisateur souhaitait avant tout que les gens ne voient pas la limitation. « On veut qu’ils voient la personne. Qu’ils discutent, rient, participent aux mêmes activités et apprennent à mieux se connaître. »

Des porte-paroles représentatifs de la Marche

Les porte‑paroles de cette édition, Mégane Labelle et Bruno Pier Morin, forment un couple qui incarne parfaitement l’esprit de la Marche. « Ils ont une belle énergie, ils sont toujours prêts à aider et, pour nous, ils représentent l’inclusion, l’autonomie, la participation et surtout le plaisir d’être tous ensemble. Mégane est une usagère du Transport adapté, elle travaille et elle est également membre du Club de l’Amitié. Bruno, son conjoint, travaille-lui aussi, va à l’école et participe aux activités du Club de l’Amitié. Ils ont tous les deux une vie active et sont impliqués dans leur communauté. Mégane et Bruno sont également présents à la Marche de l’Amitié depuis ses tout débuts », raconte la vice-présidente.

La marche de l'amitié ( courtoisie Mélanie Brunet )

Un immense succès

Ce sont environ 200 personnes qui étaient présentes à l’activité du 30 août. Un record de participation réjouit Mme Brunet. « Les gens ont adoré leur journée et l’ambiance était vraiment belle. Notre plus grande fierté, c’est d’avoir réalisé ce qu’on souhaitait depuis le début : rassembler des familles, des personnes vivant avec différentes limitations et des gens de partout en Abitibi dans une même activité, tous ensemble. Aujourd’hui, on peut vraiment dire : mission accomplie ! », termine-t-elle en spécifiant que tout ce succès est possible grâce au soutien de nombreux bénévoles, partenaires et entreprises de la région.

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