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Portrait de relève témiscamienne : Angèle-Ann Guimond

13 Juillet 2021

par : Bernard Flebus

photo : Angèle-Ann Guimond

Bernard Flebus est un touche-à-tout. Reconnu dans la région principalement pour ses talents culinaires, il a mis sur pied la Foire gourmande de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-Est ontarien en collaboration avec Line Descôteaux. Aujourd’hui, il est propriétaire de la charcuterie Extrem’ Boreal.

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Dès son plus jeune âge Angèle-Ann Guimond aimait beaucoup jouer à l’entrepreneure. Elle recevait ses parents dans son restaurant à la maison, dans sa mini épicerie ou encore faisait sa boutique de linge éphémère et ce, dès l’âge de six ans.

À 19 ans, elle était prête à avoir sa compagnie, elle aimait déjà la remise en question qui est le quotidien des gens d’affaires. Après un passage à Montréal pour faire un DEC en design de mode, sa mère lui offre une opportunité d’affaires sur la propriété familiale. Valoriser les surplus de production maraîchères. Angèle-Ann, dans la foulée, s’inscrit en cuisine Française à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec pour voir si la transformation alimentaire lui plait.

À travers différents stages en restauration, dont un Au Pied de Cochon, elle a vu le potentiel d’avoir une table champêtre au Témiscamingue. C’est de là que vient son fameux slogan « De la fourche à la fourchette ». Pour elle, ce qui était très important avec son retour en région, c’était de pouvoir exprimer sa créativité dans la nouvelle entreprise. « Ici, tout est à faire, en ville c’est la jungle, la loi du plus fort. Ici on a une feuille blanche à remplir, c’est très motivant. »

Quand elle était adolescente, Angèle-Ann travaillait avec sa mère. Bon, dans les serres, disons que ce n’était pas spécialement sa tasse de thé mais, quand elle a eu la responsabilité du kiosque, ça l’a aidée à développer son sens des affaires. « L’Éden a été mon école, même si j’aurais pu aller chercher l’expérience ailleurs. » Et son passage en serres lui a permis de comprendre ce que c’était de faire pousser un légume. Aujourd’hui, elle en connaît la vraie valeur.

Quand je lui demande si c’est un atout ou un frein d’être entrepreneur au Témiscamingue, elle me répond d’emblée que venir se greffer à l’entreprise familiale était une opportunité en or, elle ne voyait pas de frein mais des obstacles surmontables. Côté développement, Angèle-Ann veut garder son entreprise à taille humaine tout en continuant à explorer le volet agro tourisme qui a vraiment le vent dans les voiles. C’était tout un défi de démarrer une table champêtre au Témiscamingue mais quelle fierté!

Angèle-Ann a adapté son offre à la région, ce qui l’a amenée à offrir le service de traiteur qui lui assure un volume d’affaires assurant la viabilité de l’entreprise. Et travailler avec les parents jamais bien loin, ça se passe comment? « Chacun a son entreprise, on communique beaucoup, c’est bon que l’autre nous apporte ses idées, je trouve important qu’on puisse réfléchir ensemble. Au début il y a eu un temps d’adaptation mais, si c’était à refaire, je le referais. »

À son jeune âge, Angèle-Ann a déjà l’impression d’avoir fait sa marque au Témiscamingue avec son projet agro touristique.

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