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Portrait de relève témiscamienne : Anne Barrette

20 Juillet 2021

par : Bernard Flebus

photo : Courtoisie Anne Barrette

Bernard Flebus est un touche-à-tout. Reconnu dans la région principalement pour ses talents culinaires, il a mis sur pied la Foire gourmande de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-Est ontarien en collaboration avec Line Descôteaux. Aujourd’hui, il est propriétaire de la charcuterie Extrem’ Boreal.

Je me souviens d’Anne, encore enfant, dans le kiosque de Fromage au Village avec ses parents, Hélène Lessard et Christian Barrette, à la Foire gourmande. Elle était déjà à l’aise pour parler de ses produits devant une foule gourmande et curieuse. Aujourd’hui, c’est une actionnaire du Fromage au Village! Voici un petit entretien avec elle, pour mieux connaître son parcours.

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Au départ, Anne Barrette se prédestinait à une carrière en radio diagnostic à Ahuntsic après un an de stage à Val-d’Or. « Pendant mon stage à Val-d’Or où je me sentais vraiment bien, j’ai rencontré Éric Vachon, propriétaire du Mike’s. Il m’a fait une proposition d’affaires, car il trouvait que j’avais un potentiel entrepreneurial. » Après discussion avec ses parents, Anne est convaincue que la fromagerie correspond au style de vie qu’elle recherche. Pour s’assurer que c’est bien ce qu’elle voulait, elle est partie dans le Grand-Nord pour pratiquer la radiologie avant de faire un changement de carrière. Là-bas, elle a une leçon de vie : « Nous sommes tous uniques, mais nous nous ressemblons tous. »

« Quand j’ai embarqué dans la fromagerie, on a fait un plan de développement de cinq avec mes parents. Mes parents avaient une routine, mais leurs pantoufles grossissaient quand même! » raconte la jeune entrepreneure. Le projet d’une nouvelle usine allait les sortir de leur zone, et Anne a eu son mot à dire dans l’élaboration des plans. « Travailler avec ses parents est vraiment un gros défi, car en plus du lien d’affaires, il y a la relation familiale qu’il faut à tout prix maintenir. Ce n’est pas toujours facile à gérer, car les mauvais coups sont durs à digérer, mais nos victoires ont un effet positif multiplié. »

Le fait d’avoir été impliquée à un jeune âge dans les activités de l’entreprise familiale a amené Anne à avoir une éthique de travail. « Le plus dur dans cette aventure, ç’a été d’apprendre le travail de ma mère [Hélène Lessard], car je n’avais jamais eu la chance de la remplacer avant de devenir actionnaire de la compagnie », raconte-t-elle. « J’aime beaucoup l’ambiance à la fromagerie, on rit beaucoup en production, on est une équipe tissée serrée, j’aime travailler avec les employés. » Elle sourit aussi lorsqu’elle pense qu’Auberte Duquette était là avec elle. La jeune entrepreneure adore coopérer avec d’autres entreprises, ce qui lui vient de ses parents qui sont très impliqués dans le milieu.

Il reste que tout n’est pas rose d’être en affaires au Témiscamingue. Le transport de marchandises est un véritable défi permanent et les normes de production sont rendues très élevées et en constante augmentation dans la province pour rester compétitives avec le marché américain et européen. Mais ça n’empêche pas Anne Barrette de rêver. Elle souhaite développer de nouveaux produits, aller plus loin du côté biologique. Elle vise aussi le marché de Toronto pour la vente de produits, et non pour y travailler bien évidemment. « Ici, quand tu as fini de travailler, les activités sont plus avantageuses, j’aime connaître mon épicier, d’où vient mon lait. Depuis la Covid-19, je suis encore plus convaincue d’avoir fait le bon choix. En fait, je m’ennuie seulement d’un restaurant asiatique en ville! » dit-elle en terminant.

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