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Portrait de relève témiscamienne : Charles Bélanger

17 Août 2021

par : Bernard Flébus

photo : Courtoisie Charles Bélanger

Bernard Flebus est un touche-à-tout. Reconnu dans la région principalement pour ses talents culinaires, il a mis sur pied la Foire gourmande de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-Est ontarien en collaboration avec Line Descôteaux. Aujourd’hui, il est propriétaire de la charcuterie Extrem’ Boreal.

Aujourd’hui, je vous conduis dans le Témiscamingue ontarien à la ferme familiale des Bélanger où on élève des bisons des plaines depuis 50 ans. On retrouve la viande de l’élevage des Bélanger à la boucherie de New Liskeard et chez Des Praz à Rouyn-Noranda. Fait intéressant, il y a d’ailleurs environ 50 ans que le bison est domestiqué, donc il s’agit d’un animal qui a conservé beaucoup de comportements d’animal sauvage. Vu la taille imposante de ces bêtes, il faut faire preuve de prudence quand on doit s’occuper du troupeau. La viande de bison est une viande très maigre et savoureuse qui sera à son maximum avec une cuisson saignante en grillade. Elle fait aussi un excellent tartare.

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Charles Bélanger est la troisième génération à reprendre la ferme familiale. Après le secondaire, il a complété un cours en soudure au collège. Il me confie que l’école n’est pas l’endroit où il s’épanouissait le plus. Quand sa conjointe Vanessa tombe enceinte de leur premier bébé, il conclut que c’est le temps de « devenir sérieux ». Il va donc travailler dans l’entreprise de son père, Earlton RV, comme technicien de véhicules récréatifs, tout en s’occupant à temps partiel de la ferme. Déjà, à ce moment-là, il sait que la ferme restera dans la famille. D’abord, parce que la terre le passionne, mais aussi par l’histoire de son père. Le père et le grand-père de Charles ont fondé cette ferme et Janelle, sa grande fille de 12 ans, a été son moteur, son inspiration pour foncer dans ce projet.

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Charles aurait pu reprendre la compagnie de véhicules récréatifs, mais il a préféré, à l’âge de 25 ans, jeter son dévolu sur Bisons du nord. Il ne pouvait pas dire au revoir à la ferme qui offre un bon style de vie pour sa petite famille. Pour lui, c’était un devoir de reprendre le flambeau. Pendant que ses amis ont choisi d’aller faire de l’argent dans les mines, lui a opté pour la qualité de vie et du temps pour les loisirs en famille grâce à son entreprise. Il sait qu’il est à contre-courant dans le monde agricole où plusieurs fermes disparaissent, mais il croit que c’est possible de bien gérer l’entreprise pour pouvoir la passer à la génération suivante.

« J’ai voyagé avec mon père et vu de beaux endroits, mais pour moi, le succès est ici, je veux bâtir la forteresse Bélanger à Earlton. C’est mon devoir de rester ici. Il a quelqu’un, un moment donné, qui doit se planter les pieds dans la terre et c’est mon choix! » La famille occupe une grande place dans la vie de Charles. D’ailleurs, ses sœurs et ses parents ont chacun un rôle à jouer dans l’entreprise, et ce, grâce à ses parents qui ont créé une belle dynamique familiale. Et comment fait-on sa place à côté d’un homme comme Pierre Bélanger, son père? Il m’explique que son père est un visionnaire patient, et que même si les bottines ne sont pas faciles à chausser, ils partagent une même vision et se complètent très bien. Quand je lui demande comment on se sent de se retrouver avec le plus gros élevage de bisons à plusieurs centaines de kilomètres à la ronde, il me dit qu’il se sent bien, que c’est naturel.

Charles Bélanger espère se rendre au point où tous les gros projets avec la ferme des plus anciens bovidés ruminants d’Amérique du Nord seront concrétisés avant de lever la pédale de l’accélérateur. C’est au milieu des bisons que Charles a trouvé l’équilibre pour donner la meilleure vie possible à sa famille.

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