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Une pénurie de véhicules qui coûte cher aux consommateurs

12 Octobre 2021

par : Samuel Lessard

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Après avoir été infirmier clinicien, Samuel Lessard fait un changement de carrière à 180 degrés. Ce Témiscamien d’origine est maintenant journaliste automobile à l’émission RPM diffusé sur les ondes de V Télé. Il coanime RPM+ et écrit des articles pour le magazine web de l’émission.

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D’aussi longtemps que je me souvienne, je n’ai jamais vu les cours de concessionnaires aussi vides qu’actuellement. Cette désertion est le symptôme d’un problème très grave dans le domaine automobile : il n’y a presque plus de véhicules neufs. C’est particulièrement frappant dans le cas des camions pleine grandeur, des fourgonnettes et des VUS intermédiaires.

Cette pénurie de véhicules est directement reliée à la pandémie de COVID-19. En mars 2020, les usines automobiles ont fait un freinage d’urgence pour stopper la production de véhicules dans un effort pour ralentir la propagation du virus. Simultanément, le besoin en matériel informatique augmente alors que le télétravail prend son envol. C’est à ce moment que des fournisseurs qui fabriquaient des puces électroniques – aussi appelées semi-conducteurs – pour l’industrie automobile réorientent leurs activités. Ils acheminent leur production à d’autres clients, principalement dans les technologies de l’information, un secteur en forte croissance.

Plus d’un an après la reprise graduelle des activités, la place qu’avait l’industrie automobile comme cliente auprès de ces fournisseurs n’a pas été regagnée. Les semi-conducteurs sont toujours manquants et nuisent encore à la production des véhicules neufs. Pas de véhicules produits, pas de véhicules à vendre et donc, les cours sont vides!

Mais qu’est-ce que ça change pour un consommateur qui veut s’acheter une voiture neuve?

Premièrement, en fonction du modèle, il y a de fortes chances que vous ne puissiez essayer le véhicule avant l’achat compte tenu de la faible disponibilité en concession.

Deuxièmement, le choix est limité, particulièrement si vous êtes pressé. Vous ne pourrez pas être très pointilleux sur la couleur, le niveau d’équipement ou encore la version puisque l’inventaire est limité dans la cour du concessionnaire.

Troisièmement, une attente est à prévoir. Si vous voulez un véhicule précis, il y a de fortes chances que vous deviez le commander. Vous le recevrez trois, quatre mois plus tard dans le meilleur des cas, plus d’un an après dans la pire des situations.

Quatrièmement, le prix de la transaction sera plus élevé. En fait, le prix de détail est souvent le même, mais les constructeurs n’ont plus besoin de rabais ou encore de taux d’intérêt alléchant pour écouler l’inventaire. En l’absence de rabais ou d’incitatifs, la mensualité sera forcément plus haute. Dans certains cas, on parle de 100 à 150 $ de plus par mois.

D’un autre côté, il y a un avantage : la valeur de votre véhicule d’occasion sera sans doute plus élevée en raison du même phénomène de rareté que dans le neuf.

Une question demeure : quoi faire comme consommateur dans un tel contexte? Comme c’est la réalité du marché actuel, vous n’avez pas le choix de vous y conformer si vous changez de voiture maintenant. En revanche, si vous le pouvez, attendez; dans un marché en ébullition, on gagne toujours à prendre un pas de recul!

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