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La vie sur la route… glamour?

17 mai 2022

par : Luc Gélinas

Luc Gélinas est journaliste sportif à RDS et couvre les activités liées aux Canadiens de Montréal depuis 1992. Il a aussi signé plusieurs livres à succès au cours des dernières années, dont Steve Bégin : ténacité, courage, leadership ainsi que les séries jeunesse C’est la faute à… (Hurtubise) et L’étonnante saison des Pumas (Éditions Z’ailées).

Au moment où vous lisez cette chronique, je me trouve en Floride afin de couvrir le début de la série entre le Lightning et les Panthers. Ah la belle vie, que vous vous dites! Un travail de rêve. La vie des gens riches et célèbres. Les beaux hôtels, la plage et de palpitants matchs de hockey en soirée, que demander de plus!

Là où vous avez raison, c’est que c’est un travail merveilleux. Pour le reste, laissez-moi vous amener en coulisses.

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Quand les Canadiens ne se qualifient pas pour les séries éliminatoires (et c’est plutôt fréquent), je me retrouve sur la route pour couvrir d’autres équipes. Ça implique dans un premier temps que pour une période de deux mois, je ne dors pas souvent à la maison. Ça implique aussi beaucoup de déplacements, des nuits de sommeil parfois très courtes et peu de journées de congé.

Laissez-moi vous résumer ma dernière semaine au boulot et vous comprendrez pourquoi ma vie de rêve n’est pas exactement la même que celle d’Elon Musk ou de Paris Hilton!

Dimanche 8 mai, il fait beau à Repentigny. Le soleil brille pour la fête des Mères, mais je quitte la maison vers 13 h 30 pour l’aéroport de Dorval. Comme il n’y a pas de vol direct pour Pittsburgh, je dois faire une escale à Toronto. Rendu là-bas, mon vol est retardé. On nous annonce candidement qu’il n’y a pas de pilote… et il n’y en aura aucun plus tard. Il faut reprendre les bagages et dénicher un nouveau vol pour le lendemain. Je dors dans un hôtel pas trop loin de l’aéroport. J’arrive dans ma chambre vers minuit.

Lundi 9 mai. Je quitte l’hôtel à bord d’un autobus à 6 h 30. J’arrive au Westin à Pittsburgh vers 13 h. Un lunch en vitesse, une douche et je suis en direct à RDS à compter de 16 h 30 pour des reportages d’avant-match. Quand je reviens dans ma chambre, il est presque minuit.

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Mardi 10 mai. Vers 11 h, je reprends mes valises et je me dirige vers Cranberry, au site d’entraînement des Penguins, situé à une trentaine de minutes en banlieue. Après mes interventions en ondes, je saute dans un Uber pour l’aéroport. Il est passé 22 h quand je rentre dans ma chambre au W, sur Time Square. Même pas le goût de jouer aux touristes!

Mercredi 11 mai. C’est la routine d’un jour de match. J’arrive au Madison Square Garden vers 10 h et ma journée se termine un peu avant minuit.

Jeudi 12 mai. Je quitte l’hôtel à 5 h 30 en direction de la gare, heureusement située tout juste à côté. À 6 h 15 pile, le train décolle pour Boston et j’arrive au Garden tout juste à temps pour l’entraînement matinal des Hurricanes. À 13 h, je me présente au Courtyard Marriott, je dépose mes valises, je sors luncher en vitesse, je prépare mes reportages et je suis de retour à l’aréna à 16 h. Ma journée se termine à la même heure que la veille.

Vendredi 13 mai. Je rentre à la maison pour repartir à Fort Lauderdale tôt lundi matin. Voilà! Ce sera ainsi jusqu’à la fin des séries!

Oui, je m’amuse comme un fou. Mais on repassera pour le glamour!

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