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Erreurs et apprentissages

16 Février 2021

par : Luc Gélinas

photo : Page Facebook Canadiens de Montréal

Luc Gélinas est journaliste sportif à RDS et couvre les activités liées aux Canadiens de Montréal depuis 1992. Il a aussi signé plusieurs livres à succès au cours des dernières années, dont Steve Bégin : ténacité, courage, leadership ainsi que les séries jeunesse C’est la faute à… (Hurtubise) et L’étonnante saison des Pumas (Éditions Z’ailées).

Le Canadien vient de franchir le premier quart de cette saison unique et heureusement que le club a réussi à battre les Maple Leafs le week-end dernier à Toronto, sinon j’ai l’impression que la semaine aurait été longue et pénible. Comme le Tricolore demeurera inactif jusqu’à samedi prochain, des milliers de gérants d’estrades auraient tout remis en question. Pourtant, des vilaines séquences, toutes les équipes en connaissent et il fallait honnêtement s’attendre à ce que ça se produise avec la troupe de Claude Julien.

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Malgré cette récente baisse de régime, il faut se montrer très satisfait de ce que l’on a vu depuis le 13 janvier. Les nouveaux se sont adaptés parfaitement, même sans avoir disputé de matchs préparatoires. Si Tyler Toffoli, Josh Anderson, Joel Edmundson et Jake Allen ont tous largement contribué au succès de l’équipe, c’est néanmoins le jeune Russe Alexander Romanov qui m’impressionne le plus dans ce groupe. Il vient de fêter ses 21 ans, il débarque dans la meilleure ligue au monde, il découvre une nouvelle façon de vivre et il s’est quand même adapté très rapidement. Au-delà de son jeu, c’est sa façon de se comporter sur la patinoire qui m’épate. Il affiche le calme, la confiance et l’audace d’un vétéran. L’autre chose que j’aime, c’est que Romanov est réellement un joueur passionné et ça, c’est quelque chose qui est trop souvent sous-estimé. À chaque entraînement, il est toujours le premier à sauter sur la glace et le dernier à quitter. Le hockey fait partie de son ADN et c’est un point commun avec plusieurs joueurs exceptionnels.

Mais Romanov fera des bévues. Il faudra prendre du recul parfois et se rappeler que c’est un jeunot… ce qu’on oublie trop souvent avec Nick Suzuki qui a aussi 21 ans et Jesperi Kotkaniemi qui a fêté son vingtième anniversaire en juillet dernier. Les erreurs font partie intégrante de l’apprentissage, pas seulement au hockey mais dans toutes les choses de la vie.

Parlant de faire des erreurs, il faut aussi souligner le travail de Marc Bergevin. Depuis qu’il est arrivé à Montréal, que vous l’aimiez ou pas, il faut reconnaître qu’il n’a jamais dormi sur la switch. Il a congédié Michel Therrien alors que le tricolore trônait au premier rang de sa division, il a échangé l’idole des partisans à Nashville et expédié un capitaine à Las Vegas. Le directeur-général du Canadien est un homme d’action. Il a réalisé de grands coups en faisant l’acquisition de Phillip Danault et de Jeff Petry pour une chanson mais il s’est aussi planté à maintes reprises en allant chercher des joueurs douteux. On pourrait même dresser une longue liste qui inclurait notamment Alexander Semin, Dwight King, Karl Alzner ou Ales Hemsky.

Sauf que cette saison, on pourrait l’appeler Midas Bergevin, parce que tout ce qu’il a touché s’est transformé en or… mais le but ultime, ce n’est pas une coupe en or mais bien une coupe en argent et, pour une rare fois, il est permis d’y croire un peu!

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