Chronique

On est loin des poches de sable dans la valise!

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Après avoir été infirmier clinicien, Samuel Lessard fait un changement de carrière à 180 degrés. Ce Témiscamien d’origine est maintenant journaliste automobile à l’émission RPM diffusé sur les ondes de V Télé. Il coanime RPM+ et écrit des articles pour le magazine web de l’émission.

Les premières neiges sont souvent synonymes de sorties de route, et parfois d’accidents plus graves. Chaque année, une partie des automobilistes se fait prendre de court sans pneus d’hiver alors que d’autres valsent, comme s’ils avaient perdu les réflexes aiguisés qui font la renommée mondiale des conducteurs québécois en hiver. Parallèlement, quand le mercure descend et qu’un tapis de neige commence à recouvrir le sol, je ne peux m’empêcher de penser aux hivers que mes parents et grands-parents ont eu le courage de traverser.

Premièrement, les précipitations étaient plus nombreuses que ce que nous avons maintenant, en tout cas, à croire ce qu’on m’a raconté. Il n’était pas rare que la voiture reste bien stationnée dans le banc de neige pour être remplacée par une motoneige, nettement mieux adaptée à la déferlante de flocons.

Deuxièmement, les véhicules étaient moins bien adaptés aux conditions difficiles que ceux d’aujourd’hui. Plusieurs voitures étaient à roues motrices arrière et n’étaient pas munies de freins ABS ou de quelque dispositif électronique que ce soit. Les moteurs se noyaient ou les carburateurs gelaient, transformant la voiture en enclume géante plutôt qu’en moyen de transport.

Troisièmement, les pneus d’hiver donnaient une performance anecdotique, pour ceux qui en avaient. La plupart du temps, les pneus quatre saisons régnaient à l’année et les automobilistes s’entraidaient pour continuer à avancer en conditions difficiles. Une poussée ici, un coup de pelle par là; tout le monde venait à bout de faire son chemin malgré des conditions défavorables.

Tout ceci me fait réaliser à quel point la performance automobile a progressé depuis 50 ans. Il est plus facile que jamais de rouler en toute condition, notamment en raison de la disponibilité accrue du rouage intégral et des meilleurs pneus. Il y a aussi le système de freinage ABS ou encore le système de contrôle de stabilité qui fait littéralement des miracles pour préserver la trajectoire d’un véhicule, bien souvent avant même que le conducteur ne s’aperçoive que quelque chose cloche. Et si jamais le pire se produit, les voitures sont maintenant munies de multiples coussins gonflables et de zones de déformation pour limiter ou même éviter les blessures aux occupants.

Malgré toutes les améliorations, une chose ne change pas : le facteur humain. Votre véhicule a beau être le plus performant ou le mieux chaussé possible, rien ne remplace une conduite sécuritaire et responsable. C’est pourquoi à l’approche du temps des fêtes, je prends quelques lignes pour vous encourager à être plus prudents et préventifs que téméraires dans vos déplacements. Je nous veux tous en vie… pour qu’on puisse continuer de se rappeler l’époque où il fallait une poche de sable dans la valise pour se déplacer! Joyeuses fêtes!

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