Caché sur le territoire, il y a... Le musée Réva
Peu de personnes ont entendu parler du Musée Réva, et ce n’est pas un hasard. Les propriétaires souhaitent que les visiteurs qui s’y rendent aient préalablement été invités par d’autres qui y ont déjà mis les pieds auparavant.
Peu de personnes ont entendu parler du Musée Réva, et ce n’est pas un hasard. Les propriétaires souhaitent que les visiteurs qui s’y rendent aient préalablement été invités par d’autres qui y ont déjà mis les pieds auparavant. Ce que certains appellent le Musée Caché se trouve sur un domaine privé, et les visiteurs se doivent de respecter certaines règles lors de leur visite afin que le lieu demeure intact. Pour cette première chronique estivale de l’année, on vous propose une discrète incursion au Musée Réva.
C’est après une petite randonnée pédestre dans une douce forêt qu’on accède à ce lieu féérique alors que cinq bâtiments semblent apparaître droit devant nos yeux. À l’intérieur, on retrouve des milliers d’antiquités et d’archives, des fossiles aux premières technologies agricoles, du tourne-disque au clavier électrique ou bien de la première édition du défunt journal le Témiscamien à la dernière édition du Reflet témiscamien. Dans un des bâtiments, une impressionnante collection de livres permet aux visiteurs de se replonger dans diverses époques. On y retrouve d’ailleurs de nombreux ouvrages au sujet de la région et des familles qui s’y sont installées, en plus d’un chaleureux coin lecture.
Dès qu’on met les pieds au Musée Réva, on croirait être transportés dans un autre univers. Tout le monde y trouve au moins un petit quelque chose qui éveille un sentiment de nostalgie, et un autre qui amène le sourire, ou encore un fou rire!
Ce musée caché, c’est le projet de retraite de Réjean Gaudet, qui continue de l’entretenir et de l’agrémenter depuis plus de vingt ans. De petits messages de sa part sont lisibles un peu partout sur le terrain. Tant pour lui que pour la population, la valeur de ce lieu est inestimable. Si la chance se présente à vous, et que quelqu’un vous amène visiter l’endroit, n’oubliez pas de refermer les portes et les lumières, d’arrêter les tourne-disques, de remettre à leur place les items que vous avez déplacés et, si vous le croisez, saluez l’homme qui permet la conservation d’une énorme partie de l’histoire de notre région.