Retour à l’école et retrait du couvre-feu

19 janvier 2022

par : Marjorie Gélinas

C’est lors de la conférence du 13 janvier que le premier ministre François Legault a confirmé le retour en classe de tous les élèves du Québec le 17 janvier. Le couvre-feu qui avait été mis en place pendant la période des Fêtes est aussi levé à cette date.

Les experts consultés par le gouvernement du Québec estiment que l’on observe présentement une stabilisation du nombre de cas de personnes infectées par le Coronavirus. On aurait atteint le sommet de la courbe de cette 5e vague et on pourrait s’attendre à observer, dans les prochains jours, une stabilisation au niveau du nombre d’hospitalisations. Selon les propos tenus par le premier ministre du Québec, ces résultats encourageants seraient dus aux mesures qui avaient été mises en place à la veille du temps des Fêtes.

On en sait maintenant plus sur le variant Omicron. Bien qu’il soit plus contagieux que les autres souches du virus, il serait moins agressif pour les personnes qui le contractent. C’est la raison pour laquelle on croit que le retour en classe des élèves peut se faire de façon sécuritaire, puisqu’il aurait un impact moindre sur la santé des jeunes, d’autant plus que le taux de vaccination des 5 à 17 ans, ainsi que des membres du personnel de l’éducation, est satisfaisant. Ce retour en classe est assorti d’un port du masque en tout temps pour tous. De plus, des tests de dépistage rapide seront distribués à tous les élèves de la province.

On a également annoncé des mesures pour soulager les employés du réseau de la santé. Ces mesures touchent entre autres le mieux-être des employés, comme les repas et les frais de stationnement payés, par exemple, ainsi que des incitatifs financiers pour ceux qui acceptent de faire des heures supplémentaires. On prévoit aussi l’embauche de personnel supplémentaire pour soulager les infirmières de certaines tâches administratives.

Une nouvelle mesure liée au statut vaccinal a aussi été annoncée. Dès le 24 janvier, le passeport vaccinal sera exigé pour accéder aux commerces dont la superficie est supérieure à 1500 m2, à l’exception de ceux dont l’activité principale est la vente de produits d’épicerie ou de pharmacie. Cela signifie qu’à partir de cette date, seules les personnes adéquatement vaccinées pourront accéder à des commerces tels que les Costco, Wal-Mart et Canadian Tire. Les commerces de plus petite taille ne sont pas visés par cette mesure. Du côté de l’Ontario, où plusieurs Témiscamiens ont l’habitude de faire leurs courses, une mesure de ce type ne semble pas être envisagée pour le moment. En ce qui a trait à la très controversée contribution santé que Québec prévoit imposer aux adultes non vaccinés, le premier ministre a déclaré que cela ferait l’objet d’un débat à l’Assemblée nationale lors de la rentrée parlementaire prévue au début du mois de février.

État de la situation dans la région

Le 14 janvier, c’était au tour du CISSS-AT de tenir un point de presse lors duquel ont été données des précisions concernant la situation en région. Caroline Roy, présidente-directrice générale du CISSS-AT, a déclaré que l’organisation était prête à faire face à une hausse de cas prévue dans les prochains jours. Concernant l’absentéisme des employés du réseau de la santé qui doivent s’isoler parce qu’ils ont été infectés par la COVID-19, ce sont environ 150 personnes par jour qui manquent à l’appel et, bien entendu, ces absences surviennent de façon inattendue. On demande la compréhension de la population puisqu’il peut arriver que certains services soient temporairement indisponibles.

Madame Roy a également précisé que, depuis le 15 janvier dernier, les enseignants et le personnel des services de garde étaient admissibles aux tests de dépistage en clinique s’ils présentent des symptômes de la COVID-19, mais qu’ils n’ont pas accès à des tests rapides.

La docteure Omobola Sobanjo a quant à elle mentionné que 16 éclosions sont en cours dans la région. Plus de la moitié seraient stables et les nouveaux cas déclarés seraient des personnes qui étaient déjà en isolement de façon préventive. De plus, elle a rapporté que l’éclosion qui était survenue à l’unité multi-clientèle de l’hôpital de Ville-Marie était maintenant terminée.

Pour terminer, Katia Châteauvert, responsable de la campagne de vaccination dans la région, a rappelé que toutes les personnes âgées de 18 ans et plus avaient désormais accès à la dose de rappel (3e dose) du vaccin contre la COVID-19. Ce sont 52 819 personnes qui ont reçu leur dose de rappel en Abitibi-Témiscamingue, soit 37,8 % de la population, une proportion qui se situe au-delà de la moyenne provinciale.

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