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Aires protégées en A-T : La SESAT en action!

15 Octobre 2020par : Moulay Hicham Mouatadid | Journaliste de l'Initiative de journalisme local

photo : Olivier Pitre, directeur général de la SESAT | Source : Site Web de la SESAT

Depuis l’adhésion du Québec à la Convention sur la diversité biologique en 2010, dont l’objectif ambitieux d’atteindre une superficie de 12 % d'aires protégées en milieux terrestres ou d'eaux intérieures au sud du 49e parallèle d'ici 2020 avait été fixé, la cible demeure encore éloignée. C’est pourquoi la Société de l’eau souterraine Abitibi-Témiscamingue (SESAT) se joint aux nombreux organismes environnementaux des quatre coins du Québec dans le cadre de la campagne Quitte ou Double.

La cible encore éloignée

La société de l'eau souterraine Abitibi-Témiscamingue (SESAT) a constaté qu’en Abitibi-Témiscamingue, bien que le réseau progresse, la cible demeure encore éloignée. Déjà, depuis 2016, la SESAT a établi dans son mémoire l’importance d’atteindre la cible de 2020 notamment en établissant une cible parallèle de protection de 12 % des superficies d’eskers et moraines aquifères de la région. « Trois réserves de biodiversité comprenant de larges segments d’esker se sont vu octroyer un statut permanent de protection, soit les réserves de biodiversité d’Opasatica, de Kakinwawigak et de la Moraine Harricana », indique la SESAT.

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Le dossier ne semble pas avoir progressé

Or, malgré les efforts entrepris, la société de l'eau souterraine Abitibi-Témiscamingue réclame un engagement beaucoup plus actif. « Les eskers demeurent très insuffisamment protégés dans la région naturelle des plaines de l’Abitibi, soit le nord de notre région, bien que d’importants segments d’eskers en terres publiques y demeurent aujourd’hui libres de titres miniers actifs. Plusieurs secteurs potentiels pour de nouvelles aires protégées avaient d’ailleurs été identifiés dès 2014 par la MRC d’Abitibi, puis en 2016 par la SESAT. Mais depuis, le dossier ne semble pas avoir progressé », selon la SESAT.

Six propositions d’aires protégées

La SESAT a invité le gouvernement à mettre les bouchées doubles afin d’atteindre l’objectif de conservation que le Québec s’est donné. « Nous interpellons tout spécifiquement nos partenaires au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, tant notre ministre régional, Pierre Dufour, que la direction régionale du ministère, à considérer le retard cumulé, notamment dans la protection des eskers et moraines de notre région, et à ajuster en conséquence les avis qu’ils émettent sur les zones à l’étude, présentes et futures », précise la SESAT. « Nous publierons sous peu un addendum à notre mémoire de 2016 qui formulera six propositions d’aires protégées couvrant des superficies significatives d’esker dans la région naturelle de la plaine de l’Abitibi », fait savoir Olivier Pitre, le directeur général de la SESAT.